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15/05/09 Tautogramme

Comme si ça coulait de source... Texte de M FETU Fantastique fabulateur Que ce Fabrice Fardeau Fat fatal et funeste Flatteur face au fort Filou face aux faibles Factotum fanatique Faiseur de façades dorées Facettes factices de la faillite Freluquet phraseur Fétichiste du faciès Flambeur fasciné Frimeur froussard Fuit la fidélité Force les femmes Flingue les formes Texte de CL Tautogramme et autre virevolte en M (aime) Marie Mélisse pas molasse du tout m’a malignement maraudé ma minuscule molletière mordorée ré-ré et l’a maladroitement rencardée au mont-de-piété yé –yé. Miserere. Manifestement ennuyée par cette magistrale manigance de mercière magouilleuse, Marie Mélisse malicieuse l’a finalement marchandée aux enchères à un ministre misanthrope et machiste, métèque de surcroit. Le crois-tu ? La mêlée qui s’emmêla là-là a magiquement métamorphosé sa mauvaise mine de mollusque macéré en un monstrueux et mémorable maelstrom migraineux d’une malignité malsaine. Marie Mélisse médusée a dû ...

Quand les ados s'expriment...

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L'atelier abrite de petits génies de la plume; une poignée d'adolescents qui joutent vaillamment avec les mots et qui ont accepté de livrer ici, quelques uns de leurs textes écrits en atelier. Texte de Jeanne à partir du livre des amours d'Henri Gougaud La mer mâle roule rapide, terreur éthérée attirant bruitages, nuisances, véhémentes consonances, destructions considérables, démantèlements indéfinissables. Et sous ces coulées aux couleurs caractérielles, coupées de crimes et de cris craintifs, couraient, cabriolaient, caracolaient colombes et perroquets. Car au-delà de la voûte maritime, bien en dessous de la mer animée et plus près encore du cœur terrestre, vivait une patrie de perroquets péroreurs et printaniers, en conflit contre les colombes récalcitrantes. Séraphin le papegai solitaire était le plus splendide des volatiles du royaume. Toutes ces dames de son espèce soupiraient sauvagement sur son passage, alors qu’il se prélassait incessamment, sans souci ni servitu...

12/05/09 Infinitif

Vers un minimalisme un temps soit peu ardu ! Texte de Fabien « Regimber devant la tâche : hésiter face à cette hydre de défi. Regimber, se malmener de l’intérieur jusqu’à faire sourdre ces verbes ; les faire sourdre puis les dissoudre. Partir. Quelque part… Aller marmoriser le réel, mais sans le rendre stuc : marmoriser le réel, le transcender en sculpture marmoréenne. Défalquer les phrases vaines puis les grossoyer dans l’absurde. Ne plus regimber, ne plus résister en ruant dans les brancards du compréhensible ; se dévêtir du compréhensible. Paraphraser le sensible, blaguer et chicaner en vain sur le futile. Blaguer sans fioritures. Orchestrer les mots dans l’attitude d’une lecture. Poétiser, pétrir le visible, le façonner, incertain ; vulcaniser le visible puis le rendre sibyllin. Ne plus regimber."

28/04/09 Tautogramme

C'est l'histoire d'un texte dont la majorité des mots commencent par la même lettre ! Texte d'Anne-Sophie Ce soir au bar de la gare, c'est Mauricette qui soûle les bois-sans-soif de ses facéties pernicieuses, singeant sa voisine du dessus, Sidonie, à l'impérissable sourire de six dents sciées, le soir de ses noces. Satirique, elle s'adonne avec splendeur et sans scrupule à de scélératesses sournoises. Sa voix suave et sirupeuse simulait les assauts de son sémillant seigneur Célestin, sauterie d'un soir scabreux, où sa sotte séditieuse ne se soumettait à aucune semonce, ni séduction. Ce soir là, Mauricette scandait les vagissements sauvages du soupirant inassouvi, et de sa fessue Sidonie sans cesse sourcilleuse. Même le cil d'un pinceau sur sa cuisse n'aurait pas suffit à faire sourire la jouvencelle, tant la frousse s'était installée dans son pucier. Célestin, assoiffé de sexe, ne cessa pas et succomba somme toute aux avances de sa voisine d...

21/04/09 PREMIERE NOUVELLE !!

Nous nous sommes réunis pour un pique-nique littéraire ce 21 Avril 2009, entre averses et éclaircies, nous avons profité de cette après-midi pour écrire une Nouvelle à partir d'un titre de Nouvelle préexistante. Texte de Merciel Le cahier noir Charles Marlowe s’était retiré sur ses terres, après une carrière honorable dans les services secrets de sa majesté. A la mort de ses parents, il avait retrouvé avec joie le manoir de son enfance dans les Highlands et avait convaincu Pegguy son épouse de le suivre dans sa retraite. Tout les soirs après le thé que lui servait Elizabeth la bonne, il se retirait dans son bureau de la tour et écrivait jusqu’à l’heure du repas, sur un gros cahier noir, sa biographie. Des souvenirs, des faits non classés secret défense et susceptibles d’intéresser d’éventuels lecteurs comme il l’expliquait lors de soirées entre amis. De temps en temps, une sorte de rugissement profond ébranlait la maison et faisait comprendre que l’accouchement était difficile. Au...

07/04/09 Francis Ponge

L'avenir des paroles... Où comment jouer les amplificateurs d'une poésie moderne... Texte de Fabien Quand aux tentures du jour, pastels tamisés d’un crépuscule qui perdure, aux noms communs hors du temps, au-delà du sens, drapés pour notre demeure où nous passons des heures calmes en lectures, en silences, en murmures, enlacés, étonnés, enfiévrés ; on ne reconnaîtra plus grand-chose dans cette nonchalance habituelle, sinon de hors de l’imaginé, de l’imaginaire ; des rêves éphémères par ci par là : s’apercevoir d’une redondance, s’émouvoir en admirant la danse, voir nos initiales briller comme épingles ferrées, sur l’édredon ancestral, sur un monument de toile, un assemblage de tissus, géométrie sidérale. Une croupe aux cieux s’insurgera contre les couvertures, chaudes, trop chaudes, de cette couche de quiétude ; le vent soufflera comme à son habitude, par un échappement compensateur du fondement, un vent libérateur et favorable ; les forêts du bas-ventre seront frottées contr...

03/04/09 Eros intime

En nous greffant sur le conte d'Henri Gougaud," les enfants amoureux", vers où nous insinuons-nous ? Texte de M LE PRINTEMPS DU DESIR Une fille et un garçon jouaient sous les muriers de chine qui trônaient dans la cours de l’école. La fille regardait discrètement le garçon qui s’agrippait aux branches à la recherche de mures, elle ne pouvait pas empêcher ses yeux d’aller se poser sur le visage du garçon. Lui à son tour la guettait, et chaque fois que leurs regards se rencontraient il se perdait dans le mystère de ses yeux noirs. Ce va et vient silencieux tendait leurs corps. Leurs cellules s’agitaient, s’ébranlaient, s’unissaient dans l’intervalle qui les séparait. Au son de la cloche, chacun courut dans sa classe, mais rien n’était plus pareil. Le ventre de la fille était moelleux, langoureux, il ondulait et l’enveloppait de sensations délicieuses. Le garçon ne pensait qu’a ces œillades appuyées qui lui provoquaien...