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Affichage des articles associés au libellé Atelier Bellegarde

8/02/2011 Hommage à Edouard Glissant

Edouard Glissant qui prônait la créolisation nous ouvre la voix de l'intertextualité poétique. A partir du poème suivant, je vous propose des fragments choisis à insérer dans un poème en prose ou en rimes. Vous trouverez un titre et vous utiliserez la totalité ou une partie de ces fragments : Cri atone - tordre ton corps - le tambour lent des terres lèche le brasier - ce rien de sel à goût d’herbe brûlée dans la bouche et le vocable -   un ban de tribus      vents sagaies - mers et fureurs - forêts surprises   La maille du vent -  des herbages fument    famine dans ta verdeur - mots de nos sangs - marteler le temps cœur tressé de fer -   les jours crépus « J’entends l’an marteler sur tes pistes son cri atone   J’entends le tambour lent des terres qu’on dessouche entends   La terre dans la bouche et le vocable dessillé   Comme un ban de tribus qui vont rouvrir la guerre, et c’est   Le chaud du ...

25/01/2011 Ces mots qui ne font plus couler d'encre...

Pour cet atelier deux possibilités : 1/Ces mots tombés dans l’oubli seront le fils conducteur de notre texte. Texte improvisé, sans autre contrainte que de les utiliser. Car les mots, comme les êtres, naissent, vivent, meurent et tombent dans l’oubli. 2/Sinon, imaginez que ces mots puissent s’exprimer, que diraient-ils d’eux-mêmes, et de leur condition d’exclus ? Anachronisme bienvenu !! Mots obsolètes : (s’)écrapoutir  :   verbe d’origine poitevine, en usage jusqu’au 17e  siècle (s’)écraser, écrapoutir un insecte . L’auto s’écrapoutit dans l’arbre. (s’)accroupir. Elle s’écrapoutit dans un coin. Chape-chute   (n. f.) : bonne aubaine. Messer Loup ,attendait chape-chute à la porte (LA FONT., F., IV, 16). Je m’imagine pour moi que c’est quelque chercheur de chape-chute. Il est venu sans doute ici pour nous voler. Misonéisme  (n. m.) : haine de la nouveauté, du changement. Clabauder ...

11/01/2011 Si l'habit ne fait pas le moine, il fait la femme !

Dans "L’amour, la mort, les fringues…" pièce de théâtre adaptée par Danielle Thomson, voilà ce qui se dit : « C’est en s’habillant chaque matin que la femme choisit qui elle sera dans la journée. » Le vêtement est une seconde peau, une identité à part entière. Anecdote ou récit, la tenue ouvre la porte aux confidences féminines, aux anecdotes ou aux grands évènements qui marquent une vie. Racontons ce rapport aux vêtements, cette condition de femme que le regard des autres déshabille. Texte de Martine Je me souviens de cette femme d'une cinquantaine d'année venue s'habiller dans ma maison, à l'occasion d'un mariage chez mes voisins. Elle n'avait pas attendu que j'ai quitté la chambre pour se dévêtir et j'avais aperçu sa poitrine encore ronde moulée dans un soutien-gorge de dentelle bleue. J'ai alors pensé qu'elle avait raison de mettre en valeur sa féminité. Depuis quelques temps déjà, je...

30/11/2010 L'écriture en tirets

Une nouvelle dimension de la phrase Il – coule – il se cogne – heurté aux murs – il se ramasse – piétine – il ne va pas loin – quatre pas vers la gauche – nouveau mur – il tend les bras – s’appuie – appuie fort – frotte sa tête – encore – plus fort – le front – fait mal – frotte plus fort – s’irrite – pas le front – de l’intérieur – pleure un corps là – qui s’exerce à la douleur – comme s’il n’en avait pas assez de cette souffrance – chaque instant – par flots – par vagues immense – s’essayant au dérisoire de l’exercer – Danielle Collobert, Il donc, Change , Seghers/Laffont, 1976 . Danielle Collobert nous introduit à un principe d’aplat, comme en peinture, avec cette segmentation non hiérarchisée des phrases. Texte de Ghislaine Le pont Elle marche – ce pont – démoli – au détour du virage – le vide à droite – le vide – à gauche là – vertige – le bébé dans les bras – bien le tenir – il se débat – l’étreinte est – trop violente – il le faut – bouée – espoir – ...

14/09/10 La Nouvelle sur la peau

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Cette année deux des ateliers Eclats de Mots vont participer à un concours de Nouvelle. Nous aurons quatre séances pour mener à bien ce chantier d'écriture. Conditions : Thème imposé : la peau. 10000 caractères maximum. Age : 16 ans minimum. Premier atelier : Vous tirez au hasard un portrait qui sera le point de départ à votre Nouvelle. Second atelier : Vous résumez le début de votre Nouvelle aux autres participants qui vont s'appliquer à vous proposer des ouvertures, des possibilités pour rédiger la suite du récit. Bientôt les Nouvelles finalisées seront publiées sur ce blog, en attendant l'atelier de Bellegarde les peaufine !

30/06/2010 Atelier de clôture à Bellegarde

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Pour cet ultime atelier annuel, nous nous sommes amusés à décrire chacun de nous, à la façon d'un paysage mais sans le nommer de façon à ce que le groupe devine de qui on tirait le portrait. Texte d'Eliane Bretagne ! Doux sable or. Mer bleue limpide, qui n'attend que l'orage pour se révolter. Au loin, falaises et rochers marquent le territoire pour arrêter le vent déchaîné. (Stéphanie) Douceur, Tendre douceur ! Jeune fille au turban bleu, oreille délicate d'où émerge, comme pour nous distraire de ton visage..... une perle. (Véronique) Falaise de granit. Soleil forcené. Les rochers sont là, inébranlables. Et derrière ces rochers, y a-t-il un autre paysage ! (Pierre) Douce Ecosse aux terres vallonnées. Pâturages verts. Moutons blancs. Au loin, château hanté. Hantes-tu ce paysage ? (Martine). C'est une mer déchaînée, sous un orage de tonnerre et d'éclairs. Le ciel noir, traversé de feu et de lumière, sait que l'accalmie arrivera et que les éléments soudaine...

8/6/2010 Que dire du livre ?

Carlos Ruiz Zafón, L’ombre du vent « J’ai grandi entre les livres, en me faisant des amis invisibles dans les pages qui tombaient en poussière et dont je porte encore l’odeur sur les mains. » Pensez-vous qu’un livre puisse être plus qu’un objet ? Vous emploierez le ON universel pour raconter votre vision du livre. Texte de Mistraline: L’instinct papivore Un livre ça vous prend toujours quelque chose mais sans en avoir l’air. Ça exige fidélité et attention ; imaginez-vous lisant dix livres en même temps et de façon décousue, vous ne liriez pas, en vérité vous consulteriez l’annuaire, que ce serait pareil. Le livre exige de surcroît de la compréhension, des émotions et parfois même des nuits blanches… Seulement quand la rencontre avec « Le livre » survient, tout ce qu’on a sué d’effort pour lire des multitudes de lignes, qui s’effacent dès lors qu’on les a survolées, disparaît et quelque chose se produit: une impalpable relation. Le livre devient comme un ami aupr...

25/05/2010 Huis-clos façon Cluedo

Le hasard ou le destin vous emmènent dans une maison qui vous est totalement étrangère. Pièce après pièce vous découvrez que cette maison a une âme. Vous aller vivre là quelque chose d’inoubliable. Chaque photo tirée à l’aveuglette sera comme une porte ouverte sur une nouvelle pièce, ainsi vous ferez le tour de la maison et la décrirez, en restituant l’atmosphère qui s’en dégage et l’impression que vous en avez. Dans une pièce cependant quelque chose d’inattendu va se produire. Toute photo tirée, exige un commentaire même fugace. Vous pouvez piocher des photos autant de fois qu’il vous plaira, en revanche vous garderez celle où va survenir l’intrigue

11/05/2010 Ah si j'étais un homme !!!

Leçon de séduction... Si vous étiez un homme, que feriez-vous pour aborder une femme comme vous et comment la séduiriez-vous ? Transfert oblige : pensez homme, agissez homme… vous n’avez par exemple plus la capacité de faire plusieurs choses en même temps ! NB: Si vous êtes un homme, inversez les rôles !! Texte de Mistraline Il y a deux types de filles, les pisseuses et les ogresses. J’ai toujours été attiré par les ogresses ! Je les trouve truculentes et colorées, un peu épineuses et assez coriaces mais que voulez-vous, ces filles là ne me laissent pas de marbre et même s’il faut pour les attirer déployer des efforts herculéens, je suis le premier à me prendre au jeu. L’ogresse se repère assez vite même mêlée à la foule, elle rie plus fort que tous, et élève sa voix dans des tonalités hors norme, ce qui soit dit en passant peut vite se changer en arme de destruction massive. Vous aurez compris qu’il est difficile de passer à côté de l’une d’elle sans la repérer. J'ai beau...