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06/03/09 Onirisme

A la manière de Danielle Collobert sur un thème universel : le rêve Texte de M VISITE Naviguer, s’éveiller Lumière immaculé- clarté limpide Herbes mouvantes aux tiges fraiches Ligne d’eau – découpe profonde Peupliers palpitants Soulignent la rive L’armoire couchée sur deux chevalets De bleu et de noir De jaune doré Deux corps Deux hommes Deux Dieux Yeux noirs Yeux miroir Pas de mots - - Des regards Pure présence de l’essence Bienvenue Dans cet instant Apprécie Apprend Délicieuse magie

24/02/09 Je voudrais pas crever...

Parce qu'il y a eu Vian ... Un certain 10 Mars 1920, naissait Boris l'ingénieux. Le talentueux virtuose des mots et des notes... Le poète à la trompette ! Texte de Sonâya « Je voudrais pas m’évaporer Sans avoir dit merci A cette chienne de vie Si belle si vache Si belle si braque On s’dit « mince, j’ai vécu » Quand la Camarde débarque Sans nous avoir prévenu Je voudrais pas m’escamper Sans avoir vu l’Homme jovial Rire à s’en péter les tripes De l’absurdité abyssale De cette farce glaciale Que jouent ces sombres types Animaux pensants, mal intentionnés Que nous sommes : des affreux bonshommes Je voudrais pas m’éclipser Sans avoir aimé, sans avoir bu Sans m’être encore enivré Sans avoir joui, sans avoir bu Sans avoir appris, sans avoir connu Sans avoir obtenu, La certitude de n’être rien Puis d’être tout, pi d’être humain Je voudrais pas démissionner De ce théâtre criard, braillard Sans avoir vu les vieillards Danser sous les étoiles Claquant leur dentier castagnette Sans avoir v...

20/02/09 RENÉ CHAR

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Et si nous marchions sur les traces de René Char ? Commune présence Tu es pressé d'écrire, Comme si tu étais en retard sur la vie. S'il en est ainsi fais cortège à tes sources. Hâte-toi. Hâte-toi de transmettre Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance. Effectivement tu es en retard sur la vie, La vie inexprimable, La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir, Celle qui t'est refusée chaque jour par les êtres et par les choses, Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés Au bout de combats sans merci. Hors d'elle, tout n'est qu'agonie soumise, fin grossière. Si tu rencontres la mort durant ton labeur, Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride, En t'inclinant. Si tu veux rire, Offre ta soumission, Jamais tes armes. Tu as été créé pour des moments peu communs. Modifie-toi, disparais sans regret Au gré de la rigueur suave. Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit Sans...

10/02/09 Réussite

Quelques images alignées... L'esprit vacille tel un funambule... Mais les textes se tissent au fil du hasard. Texte d' Anne-Sophie Série d’images J’étais assise à une table, seule, sans heure, sans cette trotteuse qui houspille mes jours et mes nuits, j’attendais, là, libre de toute contrainte, que cette assiette de noix de St Jacques viennent enfin me retrouver et se laisser déguster. Dans cette salle de restaurant du bord de mer, seule ma table et celle de 4 retraités animaient le gris de l’hiver. Cet après midi là, je pris le temps de marcher dans le sable, de humer l’air salé, de ramasser les coquillages de l’été dernier, et une plume de cette mouette qui danse avec le vent. Je m’arrête à une petite boutique, petite galerie d’art hors saison qui affiche noir et blanc, des œuvres contemporaines sans début ni fin et que je scrute sans rien trouver de concret. Je jette un œil aux aiguilles de mon poignet et elles me rappellent que ce soir un grand spectacle m’attend mêlant grâ...

06/02/09 Ségur ou les malheurs de Sophie

age... Petit exercice de rapiéçage d'après un extrait intitulé " Les fruits confits", où le rêve de sophie révèle son larcin dans toute sa candeur. texte de DB Sophie eut une nuit un rêve étrange : elle se promenait tranquillement près d'un jardin dont les arbres illuminés semblaient l'appeler. C'était une nuit calme, une merveilleuse nuit d'été. L'air était doux, la lune pleine. Ce jardin était rempli de végétaux dont les fruits ressemblaient à des joyaux précieux. Elle cherchait à en cueillir un, lorsqu'un ange apparût. C'était un ange minuscule qui arrivait par l'arrière et lui disait d'une voix douce : " Ne goûte pas à ces fruits, même si leurs formes et leurs odeurs t'enchantent, ils son ensorcelés ! Ils sont amers et empoisonnés, ces fleurs à l'aspect si velouté, si belles et qui répandent un parfum enivrant, méfie-t'en ! Ce jardin est le jardin du mal : il t'attire, pour mieux te retenir. Regarde plutôt ce p...

27/02/09 Du côté de chez Proust

Et si nous détournions le fameux questionnaire ... Le "Je" étant proscrit, ce jeu devrait vous plaire. Si vous le connaissez vous retrouverez, les réponses de chaque participant dans les textes suivants. La première question est : votre vertu préférée... Texte de Pierre Simplicité La simplicité. Il aimait par-dessus tout la simplicité de cette épicière. Elle aurait pu l’écraser de sa hauteur et lui demander, comme l’autre con, là, du Tabac, pourquoi son père ne lui donnait jamais une somme suffisante pour payer les courses. « Je suis compliqué ! Tu comprends ça mon fils ? Com-pli-qué ! Alors tu prends ça et tu vas chercher les patates ! » Ceci étant… Pour prendre conscience de la simplicité d’une dame, quand on a dix ans, honte, et qu’on vient de se faire rembarrer par le Tabac… Il était envahi par cette vague brume de l’esprit qui l’écartelait entre l’humanité d’un père qui s’avouait sans retenue « compliqué » et la franchise de Madame Chantegrain avec son « je sais que tu n...

23/01/09 Réussite

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Image après image le texte prend forme, guidé par le hasard et l'imaginaire . Texte de DB Le rire était au centre de sa vie, il avait passé tellement d'années enfermé en lui même, avec des regrets interminables ! Il avait décidé d'en finir avec cette sinistrose ... Maintenant, lorsqu'il se baladait, il regardait les sourires des femmes, leurs lèvres pleines, leurs dents régulières. Son regard ne se portait que sur les bouches parfaites. C'en était fini de la laideur, du gris, il se l'était promis, désormais il mènerait une vie en couleur. Il se rappelait parfois ce petit coin de nature baigné de soleil, sa femme et sa fille se réjouissant. C'était avant le drame, l'accident de voiture qui leur avait coûté la vie. Il n'avait pas vu le camion... Il faisait de longues promenades et laissait le soleil réchauffer sa peau, il fermait les yeux et se laissait imprégner par le chant des oiseaux, l'odeur des fleurs. Il se sentait vivant. Tellement vivan...